Honneur à la Nature Qui a rassemblé les créatures, Honneur à la Nature Qui a mélangé les cultures !
Tant de siècles se sont écoulés, Tant d'années se sont envolées, Et l'Univers se métamorphose Nul ne connaît la vraie cause.
Quand l'un propose sa philosophie L'autre s'acharne et le défie Par ci par là, chacun sa vérité Que l'on crée dans sa volonté.
Mais nul n'a tort, nul n'a raison Il n'y a plus de différentes saisons, Dans son silence le plus parfait Elle créa ce que nul n'aurait fait.
Ô ! Nature,qu'on ne peut écrouler La berceuse qui donne son lait A ses enfants assoiffés de bonheur A bon gré sans compter les heures.
Si présent et pour nous rassurer, Sous la beauté de la voûte azurée, Noirs et Blancs se sont amalgamés Petits et Grands vont s'enthousiasmer.
Elle fait croiser les Beiges et les Jaunes Qui rient ensemble quand elle chantonne, Hélas ! Il n'y a plus de couleurs à procurer À un monde métis qu'on ne peut clôturer.
Dans le siège de ses sentiments, il creuse Souvent une rivière d'envies mystérieuses, Quand la lampe haute fait darder ses rayons, L'Homme court chez son compagnon,
Emportant avec lui ce qui lui appartient Pour partager, échanger avec son voisin, Soit son occupation ou sa culture Ou son Amour au nom de la Nature.
Désormais, plus rien n'est unique ou pur, Ni créature, ni littérature, ni nourriture, C'est un Univers loin d'être un vice, Le monde moderne, un Monde Métis.